samedi 16 avril 2011

Col supérieur du Tour Noir, versant nord-est / Grande Lui, face ouest

Poudre fraîche et moquette douce de printemps. Nous sommes allés goûter ces neiges excellentes en Suisse. Dans le versant NE du col supérieur du Tour Noir et dans la face ouest de la Grande Lui. Pas nécessaire d'avoir gagné trois fois la Pierra Menta pour enchaîner ces deux jolies pentes en une journée si l'on prend la première benne des Grands-Montets.
Montée au col supérieur du Tour Noir. Photo Sylvain REYNAUD
Depuis le col, traversée en direction du versant NE. A droite, la face ouest de la Grande Lui qui sera notre seconde descente de la journée. Photo Sylvain REYNAUD
Sylvain fait la première trace dans le versant NE du col supérieur du Tour Noir.
Même si elle ne fait que 300 m de long, cette pente rappelle beaucoup la NNE des Courtes : même largeur, même inclinaison, même type de neige.
Poudreuse à peine tassée. Du luxe ! Photo Sylvain REYNAUD
Au second plan, la facette NE du col supérieur du Tour Noir que nous venons de descendre.
Le Dolent, roi de l'A Neuve. En montant à la Grande Lui, une erreur d'itinéraire nous conduit sur l'antécime rocheuse, d'où il n'est pas possible de partir à ski. Nous redescendons une centaine de mètres. Après examen de la carte et des topos parfois contradictoires, Kristy, la puncheuse australienne du groupe, trace dans la neige molle jusqu'au vrai sommet. Merci mademoiselle.
L'erreur de cheminement nous a coûté du temps. Il est plus de 16 h quand nous nous lançons dans la face ouest de la Grande Lui. Un billard à 40/45° en neige douce, vierge de traces. Du chocolat blanc suisse. Grandes courbes ou godille, chacun peut s'exprimer sans retenue.
Arrivée en fin d'après-midi au bivouac de l'Envers des Dorées. Un refuge non gardé  "swiss made" : c'est beau, c'est propre, c'est fonctionnel...
Chipie squatte la partie chauffée du refuge (sur réservation) où des groupes de citoyens helvètes font étape sur la "Haute route" Chamonix-Zermatt.
Kristy cuisine pendant que Chipie et Sylvain... Eh bien ne font rien.
Lendemain, départ au lever du jour.
On se dirige vers le couloir E du Chardonnet qui s'avère moins bien enneigé que sur notre photo de référence. S'engager à quatre dans une ligne aussi expo et technique nous semble déraisonnable. Direction la fenêtre du Tour pour jeter un coup d'œil au couloir de la Table, à l'aiguille du Tour : il n'est pas beau du tout. Nettement moins blanc que l'an passé.
Tant pis. Pas de pente bonus ce dimanche, on rentre à Chamonix. Kristy et Sylvain choisissent le col du Chardonnet, solution la plus rapide. Avec Chipie, on pressent la poudre sur le glacier du Tour, tracé seulement dans le sens de la montée.
Il y a cinq minutes, nous foncions dans la poudreuse immaculée. A partir de 1900 m, on déguste notre pain noir. Plus d'une heure de portage jusqu'au village du Tour. Sur le sentier estival, nous croisons des randonneurs et VTTistes en short. Rencontre du troisième type. Nos skis dans le dos et notre accoutrement provoquent la stupéfaction des promeneurs.

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